Influenza aviaire: appel à la vigilance suite à la découverte de deux foyers en France

Le 23/11/2020

Deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène IAHP – plus communément connu sousle nom de grippe aviaire – de souche H5N8 ont été détectés dans les rayons animalerie dedeux jardineries en Haute-Corse et dans les Yvelines les 16 et 19 novembre 2020. Deuxdécouvertes qui ont pour conséquence le passage de l’ensemble du territoire nationalmétropolitain au niveau de risque «élevé» depuis le 17 novembre 2020. Face à cettemultiplication des cas, la préfecture appelle chacun et notamment les particuliers, à fairepreuve de vigilance. Les premiers éléments d’analyse de la souche identifiée en Corse grâce aux prélèvements effectuésmontrent une similitude avec une souche circulant actuellement aux Pays-Bas, permettent d’affirmer, àce stade, que le virus n’est pas transmissible à l’homme. La consommation de viande de volaille, foiegras et œufs ne présente donc aucun risque pour l’homme. Cependant, l’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie animale infectieuse virale trèscontagieuse qui affecte les oiseaux avec des conséquences économiques pour l’ensemble de la filièreavicole. La France perd ainsi le statut indemne Influenza aviaire avec le risque de fermeture d’un certainnombre de marchés à destination de pays tiers.Située dans les principaux couloirs migratoires traversant le territoire, la Loire-Atlantique était déjà auniveau de risque «élevé» depuis le 6 novembre. Si l’ensemble des professionnels a été largementsensibilisé sur l’application de règles, il convient de rappeler les consignes aux particuliers détenteurs debasses cours et d’appeler chacun à surveiller la mortalité des oiseaux sauvage. Les mesures deprévention en vigueur ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentiellecontamination. La claustration demeure la disposition la plus sûre vis-à-vis du contact avec les oiseauxsauvages. Les mesures de prévention suivantes dans les basses cours des particuliers :•Aucune volaille ou oiseau captif ne doit rentrer en contact avec des volailles d’élevage ;•Toutes mesures doivent être prises pour limiter l’accès aux rongeurs, éviter les contaminationsassociées aux véhicules, autres animaux et personnes extérieures ;•Les mangeoires et abreuvoirs ne doivent pas être accessibles aux oiseaux sauvages ;•Les stocks des aliments protégés et à l’abri des intempéries, de toute contamination.En cas de mortalité anormale, le détenteur contacte rapidement un vétérinaire qui jugera de la gravitéde la situation et le lien éventuel avec la maladie de l’influenza aviaire.La surveillance de la mortalité d’oiseaux sauvages :Il est essentiel que chaque citoyen signale la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages dont l’originede la mortalité est inconnue ou suspecte. Elle peut être le signe révélateur d’un cas d’influenza aviaire.Lorsqu’une personne est en présence d’un cadavre de cygne, oie, canard, laridé (mouette, goéland,…),rallidé (foulque,râle…), échassier, rapace ou de plusieurs cadavres (pour les autres espèces), elle doitcontacter rapidement l’OFB (Office Français de la biodiversité) au 02 51 25 07 87 ou par mailsd44@ofb.gouv.fr. Afin d’éviter tout risque de propagation de la maladie, les cadavres ne doivent pasêtre manipulés.Préfecture de Loire-AtlantiqueService régional de la communicationinterministériel

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